• 08 septembre 2006 Comment jouer au train...sans train...

                                                                 


    zug54 Après l'épisode du train mécanique dont je ne sais plus ce qu'il est advenu de lui, n'ayant toujours pas ce train électrique qui me faisait tant rêver, vint la période des trains réalisés avec des morceaux de bois.
              A cette époque, j'avais entre 6 et 8 ans, nous habitions une maison dotée d'un couloir immense du moins il me le paraîssait ainsi dans mes yeux d'enfants. Ce couloir recouvert d'un carrelage noir et blanc, d'une grande froideur en hiver, fut néanmoins pour moi  une excellente piste de jeu.
             Je possédais une multitude de pièces en bois colorées, des cubes, des triangles, des parallélipipèdes, des cylindres, tout cela en diffèrentes tailles et couleurs. Le jeu consistait à aligner sur le sol du couloir, des suites de ces morceaux de bois de 10 cm environ qui constituaient ainsi des trains de voyageurs, ou de marchandises. Un morceau de bois vert avec deux triangles posés dessus et voici une machine électrique. Pour obtenir une machine  à vapeur, on prend une pièce de bois d'une autre couleur, sur laquelle on dépose à l'avant un cylindre et à l'arrière un carré.
             Ensuite il me fallait rallier l'autre gare à l'autre bout du couloir en poussant cette ligne d'une vingtaine de morceaux de bois en prenant garde de ne pas rompre la rame et en tentant de rester sur une trajectoire la plus droite possible.
             Une fois arrivé à destination, sans casse donc avec du doigté et de la patience, je reprenais "ma locomotive" et haut-le-pied, nous retournions vers la gare de triage pour former un nouveau train. Et là combien devais-je en faire des allers et retours avec ce morceau de bois qui à chaque fois s'augmentait d'un wagon, avec toujours le risque d'une catastrophe ferroviaire!
             Mais la vraie catastrophe, c'était "Pompon", un brave bâtard de chien mâtiné loulou de Poménarie, qui lorsque l'envie lui prenait, traversait en courant le couloir, sans un regard vers ce magnifique réseau, dont il ne me restait plus quà reconstruire les bases après son passage.

             Voilà à cette époque où les jeudis étaient le jour des enfants à quoi j'occupais de temps en temps mes loisirs, en attendant le temps béni mais encore si lointain où j'aurais enfin mon propre train électrique dans ma chambre. Mais ceci est une autre histoire, pour plus tard...

                                                                    schranke05

                         


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