• 11 juillet 2007 Entre vapeur et fumée (la 241P17)

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              J'ai découvert la 241P17 tout à fait par hasard à; la suite d'un visite au Creusot et après une escapade sur le Tacot des Crouillottes (à voir sur DailyMotion, catégorie : videos, : le tacot des crouillottes) dont le terminus m'amena à côté de la remise ou sommeillait cette surprenante locomotive.

              Invité par l'un des membres de l'association à venir y jeter un coup d'oeil, je dois avouer que ma surprise fut à la hauteur de l'engin visité. Quelle majesté, le mot n'est pas trop fort pour cette princesse du rail, rutilante sous sa nouvelle robe verte, comme aux premiers jours de sa sortie des usines du Creusot en 1949. Je me garderai bien de me lancer dans une litanie de détails techniques. D'autres le feront ou l'on fait mieux que moi. Non je veux tout au plus faire passer mes émotions devant cette machine, la plus puissante jamais construite en Europe.

              Devant cette machine, et c'est vraiment le terme consacré, car lorsqu'on pénètre dans cette remise qui paraît tellement petite pour elle, on se trouve tout de suite face à elle, écrasé par sa masse, impressionné par cette puissance cachée que l'on sent prête à bondir. Sa longueur interpelle, car mes souvenirs d'une locomotive à vapeur sont lointains et faussés par la vision de nos braves petites serveuses du rail des trains touristiques.

              Bref, ici tout est géant. Les roues si hautes et pourtant si fines n'attendent que le moment de pouvoir s'élancer de nouveau sur les rails afin d'exprimer toute cette force, mais aussi cette souplesse que l'on soupçonne à la vue de ses embiellages...

              Grimper à bord est ici aussi un exploit sportif tant la cabine est haute. De là, on survole un monde que l'on se prend à vouloir conquérir. Devenir un "dévorant du rail"... Mais face au nombre incalculable de cadrans, manettes, manomètres et autres robinets, on est vite perdu et l'on se rend compte combien ce travail de conducteur de route au temps de la vapeur, était une affaire de spécialiste mais aussi une affaire d'équipe, quand l'on jette un oeil par la porte ouverte du foyer. Que de qualités fallait-il pour nourrir, dompter, conduire ce "monstre".

              Autre étape incontournable, "passer sous la belle". Déjà ,il faut descendre par ce minuscule escalier de pierre aux marches bien raides, jusque dans la fosse. L'effet est saisissant. Avoir une telle masse au dessus de soi, vous rend encore plus petit. Mais c'est surtout la vision inaccoutumée d'une locomotive qui vous interpelle. Vu de côté, on n'imagine pas toute cette mécanique "souterraine", toutes ces bielles, ces contre-poids et autres qui font que la puissance sera transformée en vitesse. Combien j'ai regretté de n'avoir pas osé demander l'autorisation de filmer tout cela. Heureusement il me reste quelques photos et un souvenir "d'enfant" moi qui ait l'âge de la princesse...

              Je l'ai quittée à regret sans savoir que j'allais la retrouver un jour, mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai une autre fois .

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    La Princesse sous sa remise au Creusot  (Juil 2006)

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    La 241 P 17 aux lignes fuyantes...

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    Un intérieur pour spécialiste...

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    En attendant l'heure de la sortie...

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