• On peut avoir été passage à niveau et être en retraite. Il en résulte forcément une certaine nostalgie. Alors, autant rester dans le coin pour voir filer encore quelques trains. Mais d'avoir toujours la larme à l'oeil, on rouille...

    MCH260907_003 Pont d'Héry - 39 - 26 sept 2007


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  • 22 septembre 2007. Le grand jour.

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    Après une heure et quarante cinq minutes de route, me voici arrivé à Chalindrey, pour profiter des journées portes ouvertes (JPO) organisées par l'EMT local. En fait, je me dirige d'emblée vers la gare où a lieu une autre expo statique. J'y découvre sous un chaud soleil 2 BB27000 et une 26000. Sur le même quai, un AGC Bimode ou BGC. Sur une voie de débord, un Yoyo, un wagon GEFCO (Transport d'automobiles) et un plat à ranchers avec ses grumes. Photos, vidéos, bref la routine, recherche de l'angle impossible, cache-cache avec le soleil, toujours la routine. Passage dans un local de la gare pour apercevoir quelques modèles réduits et un réseau HO de 2 ou 3 passionnés, voila pour la gare. Pardon, j'allais oublier les gilets bleus, ces employés du dépôt qui se sont dévoués pour assurer l'accueil des visiteurs. Sur la voie 3, un X73500 est en partance pour le dépôt. On verra plus tard…

    UN PEU PLUS TARD...

    CY22092007_018Visite du poste d'aiguillage qui oeuvre sur un rayon de 8 kms, avec les voies en provenance de Langres (Paris), Toul (Nancy, Metz), Vesoul (Bâle) et Dijon (Lyon) sans oublier les voies d'entrée au dépôt. Poste des années 1964, de conception SAXBY avec levier à bras et pédales...Un travail d'homme. Le temps de découvrir l'ensemble et voici l'approche d'un rapide pour Bâle sans arrêt en gare. Sortir sur le balcon surplombant les voies, pointer l'objectif, clic-clac, c'est fait avec plus ou moins de bonheur. C'est vrai que la 72000 était "en voyage" et elle n'amusait pas le terrain (Belle bête !)

    PLUS TARD QUE UN PEU PLUS TARD

    Il est temps de rejoindre la navette (l'X73500) qui va nous emmener au dépôt. 800 m à faire à une allure de 20 km/h maxi. Le mécano nous explique par la sono, les éléments caractéristiques que l'on peut apercevoir. Les explications sont claires et rationnelles, à la portée de tous. Bravo pour ce langage que les néophytes peuvent comprendre. Ne pas perdre de temps pendant ce cours trajet, filmer à droite et à gauche au travers des vitres des portes. Heureusement, elles sont propres, les images devraient être correctes, d'autant que l'X73500 est très stable. On ne ressent pas les claquements des joints de rails.

    PRESQUE A PEINE PLUS TARD

    Arrivée dans le dépôt directement sur la plaque tournante qui ne tournera avec nous puis rebroussement pour relâcher les visiteurs à hauteur du quai improvisé. Mission d'importance, trouver où se restaurer, il est 13h. Ouf de l'autre côté des ateliers, monte une fumée qui n'a rien à voir avec celle d'un 67300...Oui c'est là, un chien chaud (hot dog), une bière sans alcool, (c'est pas ma préférée) et me voici parti à la découverte. Tout d'abord, un stand couvert avec diverses associations (musées, trains touristiques, etc...)

    UN PEU APRES A PEINE PLUS TARD

    Extérieur de la tente, la grue Cockerill sauvegardée, un monstre. Elle rentre à peine dans l'APN. A côté un Débach'vit avec des palettes d'eau minérale, une voiture cinéma (fermée à ce qu'il me semble) et un lorry pour pédaler sur un morceau de voie. Il est temps maintenant de rentrer dans le vif du sujet et de partir en chasse de tous ces engins rassemblés ici.

    TOUT JUSTE APRES

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    Où que mon regard se tourne, c'est rempli de spotters, cette nouvelle génération de paparazzi. Compacts, téléobjectifs, numériques, argentiques, caméscopes. Cette journée sera immortalisée à des milliers de fois. Chacun étant assuré d'avoir réalisé le cliché du siècle… Bon on verra bien. Première découverte, une 60000, toute pimpante dans son costume vert tout neuf. Pour combien de temps, le fret ça use. Aces côtés une petite jeune la 75000. Digne héritière des 27000 et autre 37000. Le fret peut reprendre, la relève est assurée. Tout beau, tout neuf, photo immanquable…

    UN PEU APRES, PLUS LOIN

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    La rotonde. Fascinant. Toutes les voies occupées. Tant extérieur qu'intérieur. Oublié de compter les voies (mdr…, un vrai boulet, plus qu'à chercher sur Internet). Revue d'effectifs : 72000, 68000, 68500, 67400, 66400, 69400, Y70.., Y8100. Toutes les livrées sont présentes : En Voyage, fret, robe bleue d'origine des 67400.  Tiens mêmes certaines des vénérables A1A 68500 ont viré au vert. Un peu déçu d'apprendre par la suite que nombre des locomotives présentes (tous types confondus) sont en fait radiées et servent de supermarché de la pièce de rechange. Content de vous avoir vu mesdames. Je vous rends hommage pour votre laborieux travail. Ah, j'allais oublier. La 67573, une des deux dernières représentantes de la livrée bleue isabelle, précurseur de la livrée corail+, puis multiservice. Tiens, c'est vrai ça, pas de représentante de cette robe. Et puis la 63928 "en Voyage". Original…

    EN MEME TEMPS, TOUT PRES

    Le pont tournant. Vaste fosse avec sa guérite. Tout fonctionne. L'Y 8155 s'approche. Avance lente, voire précautionneuse. A peine arrêté, c'est tournez manège. Pour le plus grand bonheur de ceux qui sont à bord (baptême de conduite oblige) et pour les photographes. La même scène ultérieurement mais avec une 72000, en mon absence malheureusement, en visite dans un autre coin de dépôt. A peu de distance, la ligne vers Dijon. De temps à autre, un train de fret. Impossible de filmer ou spotter. Trop loin. Zut…

    TOUJOURS APRES, PLUS LOIN

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    Le coin des vieilles gloires. Un Picasso aussi propre qu'un sou neuf, l''X3943. De part et d'autre, une Dakota et un sous-marin. Pardon, la CC65506 et la 65001. Livrée rutilante pour celle-ci qui contraste avec l'état de sa voisine usée par La Grande Ceinture et les derniers trains de travaux auxquels elle était vouée. Et pourtant elle tourne. Un vacarme assourdissant. Impossible de discuter à côté. Rien à voir ou à entendre avec sa lointaine descendante la BB 75000 qui tourne aussi. Bruit de moteur ?  Non plutôt le ronronnement d'un chat (du moins à l'arrêt…) Sympa ce retour sur le passé. Et toujours du monde, des jeunes et des moins jeunes. Des passionnés de trains oui mais aussi des retraités fiers de raconter aux petits enfants comment avant on travaillait : "ah dans ce temps là c'était autre chose". Vu l'allure des retraités, ce temps là ne doit pas être si loin…

    PLUS LOIN QU'AVANT

    Derrière les vénérables grand'mères, s'ouvrent les portes de l'atelier. Rempli à ras bord. Tous les postes occupés. Embarras du choix. X73500 sur fosse, locotracteurs aux capots ouverts, organes de traction présentés aux yeux de tous dans une nudité qui n'a rien d'impudique. Partout ces agents de la SNCF qui renseignent le public, avide d'explication. BB 63013 ou CC72138, ils se laissent caresser du doigt. Passage dans l'antre de la machine. Rien à dire, tout est nickel. pas de risque de se tacher. Le ménage a été fait.

    PLUS LOIN, LE FOND

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    Là-haut, tout là-haut, la caisse de la CC 72182, à plusieurs mètres du sol. Public à distance respectable, ouvriers en casque; D'un côté un bloc moteur à part, qui tourne laissant apercevoir le rotor (d'après moi, je ne suis pas spécialiste…) Juste à côté, l'autre bloc moteur sur lequel est fixé le câble du treuil qui va le haler jusque sous la caisse de la CC. C'est parti; Doucement, sans bruit, le bloc glisse sur les rails. Arrivée sous la locomotive. Positionnement au cm près, voire au mm près. L'instant est arrivé. La caisse soutenue par les vérins, descend, imperceptiblement. Peu à peu elle se rapproche du bloc. Ca y est, la jonction est établie sans coup férir. Du travail de pro. Bravo messieurs.

    TOUJOURS APRES ET A COTE

    Des blocs moteurs de machines diesels, tous plus grands ou plus hauts les uns que les autres. On se sent bien petit devant tout ce matériel. Ici et là les culasses, des vilebrequins, des pistons, tout un attirail que l'on peut croire destiné à être vendu aux enchères, tant il est propre, étiqueté, répertorié. Ouf un coin repos installé dans un X73500, instant mis à profit par certains effectivement pour se reposer tant il y a de marche à faire. Coup d'oeil à droite ou à gauche sur les murs : les blasons des machines baptisées. La réplique de ceux existants.

    ENCORE APRES

    La fin de la visite, oui mais c'est sans compter sans l'ingéniosité des personnels de la SNCF, qui tiennent à nous faire découvrir leur matériel. Effectivement sur trois ou quatre voies de sortie de l'atelier, sont disposés plusieurs types d'engins moteurs thermiques. Grimper les escaliers, entrer dans les cabines de conduite, toutes équipées du carnet de bord, passer pour certaines par leurs entrailles. Parcours du combattant ou initiatique, nul ne le sait mais l'affluence est grande et les dames ne sont pas les dernières…Des vocations sont en train de naître à n'en pas douter.

    BEAUCOUP PLUS LOIN, PLUS AVANT

    Retour au point de départ en empruntant la navette. Arrivée au point d'embarquement. Bizarre, pas de navette. Après tout c'est normal elle est en gare. Seulement voilà, j'ai surpris auparavant à la buvette (bière sans alcool, je le rappelle) une conversation entre agents du dépôt parlant d'un déraillement. Pas d'affolement, pas de mouvement de foule, pas de sirène. Bof certainement une histoire entre copains…Et là c'est le drame…En fait, il y a bien eu un déraillement, celui d'un train de machines, trois 69400 dont la dernière a sauté sur une aiguille. Effectivement, vue au loin, la troisième loco a un air un peu penché vers l'arrière. Et malheureusement ce TM bloque l'entrée et la sortie du dépôt. Retour à pied à la case départ. N'accablons pas la SNCF, ce sont les aléas de la circulation et 800m à pied n'ont jamais tué un homme et son épouse, même après une journée aussi chargée. Bref retour en gare le temps de faire de nouveau quelques photos d'un grande ligne qui remonte sur Paris, puis d'un X72714 (3 caisses) en partance lui aussi pour Paris, avec sa cargaison de spotters, l'esprit remplis de photos de trains.

    LE BOUT DU VOYAGE.

    Magnifique journée pleine d'enseignements, de découvertes, de souvenirs ressurgis sous un beau soleil. Grand professionnalisme de toute l'équipe des agents SNCF, et à qui j'adresse tous mes remerciements. A voir et à revoir sans modération. Des photos, oui bien sûr, une vidéo ? aussi. Je ne sais pas encore quelle forme je donnerai à tout cela, mais je sais que vous avez déjà votre idée sur cette JPO, car vous avez sans doute visité certains forums et vu des photos magnifiques. Ce compte rendu n'avait d'autre but que de vous faire partager un instant ce que j'ai ressenti pratiquement comme si j'avais encore les yeux d'un enfant. Un enfant qui s'émerveille d'un monde quelque part, un peu magique…

    Et pardon d'avoir été si long.

    Promis dès que possibble, je poste d'autres photos. En attendant, retrouvez les JPO en vidéo. Bonne visite.

    http://www.dailymotion.com/videolf/video/x34oey_les-jpo-chalindrey-part-1_tech

    http://www.dailymotion.com/videolf/video/x34xes_les-jpo-chalindrey-part-2_tech

    http://www.dailymotion.com/videolf/video/x351gg_les-jpo-chalindrey-part-3_tech


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  • Matinée à Frasne dans le Doubs.

                Ce matin du 4 septembre 2007, je décide d'aller spotter du côté de Frasne. Départ à 7h30, une heure de route en voiture, des vaches dans les champs et de la brume au sommet des sapins. Arrivée à la gare de Frasne, je me rends vite à l'évidence, par grand chose à se mettre sous la dent : un X73500 seul au milieu des voies, quelques vaches, un wagon chasse-neige (oui ici on est à 850m d'altitude) et ça se sent, le fond de l'air est frais. Après quelques photos destinées au forum de Trains de France et à ses jeux et thèmes ferroviaires, entre autres, je décide de filer sur Pontarlier, distant de 18 kms.

    fra_09_2007_009 Un X73500 bien isolé...

                                  

                                                                         fra_09_2007_014

                                                                                        

    Heureusement quelques vaches lui tiennent compagnie...

    Arrivé sur place, encore une fois pas la queue d'un matériel qui traîne dans un coin. En désespoir de cause, je retourne à Frasne où je sais retrouver un TGV.

    La situation est exceptionnelle, car c'est dans cette gare que les TGV en direction de Berne et de Lausanne se séparent ou s'accouplent quand ils reviennent de Suisse vers Paris-Lyon. Les uns partent vers Les Verrières, les autres vers Vallorbe.

    Le premier TGV arrive de Lausanne je le filme bien entendu et l'un des adjoint du chef de gare qui m'a repéré, me propose de venir le rejoindre pour voir l'accouplement des deux motrices. Ce que je refuse poliment car de là où je suis sur le quai d'en face je peux mieux embrasser la scène. C'est alors qu'un fret à destination de la Suisse, tiré par une 427000, entre en gare et s'immobilise à côté du TGV sur l'autre quai. Je décide de me rapprocher de la motrice. J'en profite pour demander au chef de gare combien de temps il reste à quai. " le temps que le TGV de Berne arrive, mais vous avez le temps, il a 10 minutes de retard" me répondît. (Il s'agit d'une voie unique).

    Je me précipite à l'avant du convoi pour prendre des clichés. Je croise son mécanicien à qui je lance :"c'est à vous cette machine, vous avez de la chance". Deux photos vite faites et je retourne vers mon TGV, quand le mécanicien m'interpelle et me propose de monter à bord.

    Tableau de bord d'une BB 427000             fra_09_2007_021      

    Une occasion comme celle-là ne se refuse pas. C'est ainsi que j'ai droit à une visite détaillée, rapide certes, d'une 27000. Un peu de vidéo et de photos, il me faut redescendre, car l'autre TGV est arrivé dans l'entre-temps et la voie est rendue au fret. Après les remerciements d'usage, je me tourne vers l'UM de TGV, dont j'ai raté l'accouplement...et qui maintenant s'en va.

    Je prends mon mal en patience car dans 30 minutes, j'aurai la situation inverse, à savoir le désaccouplement de deux rames, une pour Lausanne et l'autre pour Berne. Dans l'intervalle, j'ai droit au passage de 2 27000, "haut le pied" dont une en véhicule. Puis c'est l'arrivée des deux rames de TGV. Je filme la séparation et leur départ respectif.

                                                                                         fra_09_2007_025

    La matinée s'achève et comme me le dit l'adjoint du chef de gare: "ça y

    est, c'est dans la boite!".

    Moralité tout peux arriver, un petit mot gentil, des sourires de part et d'autre et voilà de quoi rendre un spotter heureux...


    Les deux TGV vont quitter Frasne, à 2 minutes d'intervalle, dans la même direction la Suisse (Berne et Lausanne).


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  • Le Rail Miniature Gaillacois
    Vidéo envoyée par videolf
    Aperçu du réseau miniature gaillacois, où la technicité , la variété des rames et les éléments de décor concourent à l'enchantement des petits et des grands.

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  •           Au cours de mes pérégrinations estivales, j'ai eu l'occasion de visiter le musée du Train miniature gaillacois dans le Tarn. Il comporte surtout un réseau ferroviaire de 200m2 impressionnant avec ses 600 m de rails. Le tout comprend 190 aiguillages, 250 modules éléctroniques de détection des trains et 13 pupitres de commandes. 60 kms de fils sont nécessaires pour assurer un bon fonctionnement à travers 3000 relais situés dans une pièce vitrée, donc visible du public.

              Les membres de l'association se sont attachés à reproduire des gares typiques de la région (Toulouse, St Sulpice, etc) avec des éléments de décor reprosuisant aussi fidélement que possible des sites caractéristiques des départements limitrophes..

              Le cheminement des spectateurs permet tour à tour de cotoyer le réseau ou de passer au-dessus pour embrasser du regard son ensemble.

             Toujours en devenir depuis plus de 20 ans (constructions neuves ou dépoussièrage intense...) ce réseau se laisse regarder sans fin tant l'oeil est toujours attiré par une scène pittoresque au détour d'un paysage.

             Les circulations intenses et variées vous accrochent  à la planche et vous obligent parfois à des contorsions physiques pour obtenir un angle de vue surprenant pour réaliser des photos ou de la vidéo.

             Bravo à tous les membres de ce sympathique réseau et merci de leur acceuil au sein du musée.

    Visitez leur site pour vous faire une idée :    http://train.miniature.free.fr/

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